31 mai 2008
Feist!
Ouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii!
Personne n'est sans ignorer que ce week-end à Neuchâtel c'était le Festi'neuch. Et, le plus important, que Feist y était! Pire: que c'était sa seule date en Suisse.
Bon, je n'avais pas de billets parce... c'est cher!!! Alors comme j'habite juste en face du site, je suis allée faire un tour avec 40.- en poche et... j'ai trouvé une bonne âme pour m'en vendre un.
C'est le sourire jusqu'aux oreilles que je suis allée tout devant pour voir et surtout écouter la canadienne.
Pas déçue.
Le concert était waaaaa. Elle a commencé par When I was a young girl, ça m'a serré le ventre.
Quelle voix, mais quelle voix! Et quelles chansons! Un humour irrésistible aussi.
Les animations en direct, en ombres chinoises, yeah, splendide.
Je ne regrette pas. J'en veux encore!
Bonnes vibes pour les révisions tout ça.
27 mai 2008
Jeu des perles de verre
Un membre de la troupe de théâtre de Neuch m'a proposé de participer à un jeu "textuel" qu'il organise. Il s'agit de création libre de textes, sans contrainte de longueur ni de délai, la seule contrainte est d'utiliser trois mots tirés au sort tous les jours par ce cher initiateur (puis envoyés par mail).
Le fait qu'il y ait peu de contraintes entraîne le fait que la participation est assez... ponctuelle!
Voici un texte que j'ai écrit pour le "Jeu des perles de verre":
L'inutile à l'agréable
Il enfonce ses mains dans le sable. Si lentement qu'il a l'impression de pouvoir les compter. Tous ces grains qui polissent la peau de ses mains. Il soulève sa main droite, l'extrait du sol mouvant, doucement, il écarte les doigts et les regarde tomber. Presque sans bruit. Et pourquoi ne pas les compter, tous, manuellement, tous, tous ceux de cette plage sans fin? Il a besoin de perdre du temps. Mais perdre du temps en fixant l'eau azurée est plus simple. Comme égrainer le sable. Il a besoin de gestes inutiles. Conduire n'importe où pendant des heures. Chanter ce qui hantait son adolescence. Ouvrir la fenêtre pour hurler. Insulter un piéton. Draguer des lycéennes. Se couper les cheveux. S'arrêter à une plage. S'asseoir. Egrainer le sable.
Sa petite aventure.
Nécessaire.
Etes-vous malheureux? Lui demanderont-ils. Avez-vous des problèmes? Insisteront-ils. Il sourira, empoignera du sable, le fera retomber, et tous les grains se confondront aux autres. Il dira. Non. Alors pourquoi? se dépiteront-ils. Il fixera un grain. Il dira. Vous savez, s'élever, un instant, sentir le vent, et retomber, doucement, au milieu de la plage, petit grain semblable à tous les autres, mais au fond de la tête, ce souvenir, de temps en temps, un sourire à bas prix, garanti dix ans, ensuite, ensuite on recommence.
Il regarde la mer. Il songe à s'acheter un bateau. S'acheter un bateau... Voilà un geste bien inutile. Comme se limer les ongles. Boire une panachée. Prendre son chien en photo. Faire une reproduction de tableau. Décider de se circoncire à trente ans. Etre gentil avec le concierge.
Et partir sans raison.
Joindre l'inutile à l'agréable. Il s'en délectera jusqu'à sa mort.
Mots piliers :
Manuellement : adv. 1. Avec la main, en se servant de la main. 2. Par une opération manuelle.
Circoncire : v.t. Pratiquer la circoncision sur.
Azuré, e : adj. De couleur d’azur.
Si vous ressentez la violente envie de prendre part à ce jeu... intéressant, envoyez-moi un nimèïle
23 mai 2008
Chroniques de train
Hier soir, en allant à Neuchâtel. Contrainte d'attendre une demi-heure à la gare de Lausanne. En plus Tekoe est fermé!
Bref.
J'erre dans un Coop Pronto qui ne désemplit pas. Je me perd en calculs d'apport énergétique et lipidique. J'opte pour une pomme de table...?! J'ignorais que cette variété de pomme existait. Ça pousse sur les tables? Oui je fais la débile. Mais je m'inquiète surtout de voir que l'humain crée des pommes de table. Franchement.
Au détour d'un rayon, je le vois. Enorme. Gigantesque. Obèse. Un vieux bonhomme à la mèche grise et grasse. Son ventre, rempli de bière, je suppose, dépasse de presque un mètre devant lui. Pour faire contre-poids, il se cambre jusqu'au ridicule. L'une de ses mains pend derrière lui. Son oeil est vitreux. Sa bouche est baveuse. Il est immobile. C'est vrai. Immobile. Je l'observe discrètement derrière un dvd à vingt francs. Il semble avoir une peine considérable à réfléchir. Il reste indécis devant... Un paquet de fondants à la graisse certainement sur-hydrogénée et au chocolat insipide. Il reste là. On peut presque entendre les rouages de son cerveau. Je reste moi aussi stupéfaite. Je me demande si l'individu n'est pas simplement mort, tant son immobilité est alarmante. Mais il hésite. Il hésite entre le parfum chocolat et le parfum citron. Sa respiration accélère. Le stress est palpable. Et comme on le comprend!
Verdict? Vous voulez savoir ce qu'il a pris?
Eh bien, je suis désolée, j'ai arrêté de regarder. J'étais trop horrifiée. Voilà.
Sinon, cet après-midi, j'ai pu expérimenter la Murphy's law. Une tartine trop serrée entre mes deux doigts. Hop. Je vois le morceau couvert de miel voler au ralentit. Puis j'ai fermé les yeux et j'ai dit je sais qu'elle est tombée du côté du miel. Ce fût le cas. Voilà
Je terminerai sur une note poétique en disant:
Les examens ça craint
La philo c'est zéro
11 mai 2008
Summertime
"-Il est joli ton sac!
-5.- chez Vögele!
-(...)
-Je vous jure! Et puis c'était écrit CUBE dessus, alors... j'ai collé la bouche de Kate Moss!"
-Elle porte des collants.
-Non, moi je crois pas.
-Si! Elle porte des collants!
-T'es sûre?
-J'te jure!
-Putain, on a vraiment un discussion de merde.
-Ah mais il est gros, en fait!
-Non, il est pas gros.
-Ah ben si!
-Non, il est simplement "gros" dans le sens où il est censé être un sex-symbol.
Bord du Léman. Premier pic-nic au parfum d'été. Parfum douceâtre qui tente de dissimuler les examens approchants... (arg!)
Finalement, on aurait pu rester comme ça jusqu'en septembre. En robe, en short, en top, un verre de vin, cinq fourchettes dans une salade, regarder les garçons qui jouent au volley (ah non, moi je pouvais pas! j'étais de dos!), parler des filles qui tombent enceintes, voir le soleil se coucher, rire, se souhaiter une bonne semaine...
Image: sur le chemin vers les Pierriers. :)
03 mai 2008
Il va nous prêter ses envies et c'est chacun sa tronçonneuse
On se le repartage ce banc
On se les recompte ces étoiles
On se les repulvérise ces moments
On se les retisse ces voiles
Chacun sa tronçonneuse, Loïc Lantoine
02 mai 2008
Flexion
Dérivation
Diatopique
Perception
Connaissance
LPPT
Dante
Monarchie
Non ce n'est pas un poème, c'est mes révisions!
Mais smile, hein!
TARATATA N°259 (Tour. 16/01/08 - France 4 Dif. le 21/03/08)

