27 décembre 2008
My darling Clementine
Tu sais ce qui est pire que de manger une mauvaise mandarine? C'est d'avoir trois mandarines, que les deux premières soient délicieuses, et qu'ensuite tu manges la troisième et qu'elle est dégueulasse! Parce que là y a plus rien pour te sauver, alors que t'aurais pu être sauvée!
Je pense qu'il faut faire attention aux Chris. Les Christian, les Christophe, les Chris tout-court ...
Oh mon Dieu! Ce vieux m'a prise pour une femme!
-On sort ce soir?
-Non, j'ai trop envie de regarder une comédie américaine de merde. […] C'est sérieux. J'y pense depuis ce matin.
-Du Café de Paris pour celui ou celle qui répond à cette question. Les philosophes seront un peu avantagés... Le monde comme Volonté et...
-Schopenhaueeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeer!!!!!!!!!!!!
Non mais tu vois, des fois je me dis qu'on est vraiment des gens gentils. Vraiment. Du coup, je comprends pas comment on peut être méchant...
-Je t'ai vue l'autre jour à la bibliothèque! Tu travaillais!
-Et quoi? C'est si extraordinaire que ça? Ça te dérange peut-être?
-Non, non! Le travail vous va si bien!
24 décembre 2008
En cous de fignolage...
J'ai perdu mon nom.
On dit que, souvent, ce genre de chose commence par une souffrance. Dans mon cas c’est presque vrai. Disons que c’était une petite souffrance. De celles qu’on remarque à peine. Ou alors juste avant de s’endormir. Ou dans un train. Ou dans une odeur. Une odeur qui ramène à un souvenir, tellement furtif que l’on a beau courir après, il nous échappe. Présente en sous-couche, invariablement insaisissable et indéfinissable; une sorte de souffrance nécessaire. Et cette petite souffrance qui peut-être, secrètement, guide nos actes. Je ne sais pas, j’imagine. J’imagine que c’est ça. Je cherche.
Mais, je vous l’accorde, je pourrais être plus concrète.
FRITZ
Sinon, une petite citation de rousse surexcitée dans les rues Montreux, avec les lumières qui clignotent, and all that:
"C'est trop nul, tous mes manteaux en peau de lama ont moisi."
Enfin, pour terminer, je dirai:
"Noémi se demande si les choses ont des liens entre elles où si elle ferait mieux d'aller dormir."
Et puis, non pas que ça ait un rapport, mais c'est bientôt Noël:
17 décembre 2008
Manuel
Manuel déteste les chewing-gums. Et ce que Manuel déteste encore plus ce sont les femmes qui mâchent des chewing-gums. Alors quand il aperçoit la ruminante qui doit lui servir de rencard traverser la rue, il décide de s’en aller. Et d’ajouter la demoiselle sur la longue liste de ses rendez-vous ratés.
Manuel rentre chez lui et prépare du thé pour sa mère qui se tient, empaillée, au bout de la table du salon. Il lui demande comment s’est passée sa journée et pourquoi elle ne veut pas goûter au thé qu’il lui a fait. Elle ne bouge pas d’un brin. Manuel s’énerve un peu. Il se déshabille. Il est nu dans le salon. Il frôle doucement sa propre peau. Sa mère ne dit rien. Il se calme. Il écarte les rideaux, il est persuadé que la voisine d’en-face s’émoustille. Il pouffe.
Manuel ébouriffe sa tignasse grisonnante. Il se sent bien comme ça, tout nu. Il enclenche l’ordinateur. Il se demande s’il a reçu autre chose que des pubs pour le viagra. Sa cousine rentre du Canada le quinze. Sa cousine qui veut les revoir, lui et sa mère, toutes ses condoléances pour le père. Sa cousine qu’il n’a pas revue depuis qu’il a huit ans. Sa cousine, elle portait toujours des robes avec des cerises.
Cerise... ce mot l’inspire. Il compose un poème navrant. Copier, coller. Manuel a un blog. Et il attend.
Manuel écrit, boit du thé, se demande pourquoi sa mère reste muette, ne se souvient pas qu’il l’a faite empailler il y a six ans, est nu, fantasme sur sa cousine, met ses écrits sur la toile, espère des commentaires, rate ses rendez-vous. Et il attend
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08 décembre 2008
Un soir. Une bière.

-Il est mignon?
-Oui.
-Il est gentil?
-Oui.
-Laisse tomber! Il est gay.
©LKC times
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