°°Malice°°

Envie soudaine d'écrire, pour rien, pour dire, pour rire, pour sourire

25 janvier 2009

Les cadavres exquis de la soirée du poney aux yeux d'azur

Photo_1314

Je suis aux anges quand
mon tout petit cousin bigleux
engueule
comme un lapin
ta soeur, ta mère, toute la famille pour dix générations

Tu connais, la chanson de Bob Dylan:
“Quelques tueurs en série
plantent et replantent
trois camés de la Rue St François
en pensant à leur enfance malheureuse.”

Dans une grotte rassurante,
le dernier être humain
envoie valdinguer
par la force des choses
les milles cadavres qu’on lui avait promis

La nuit, passant au loin,
Cet affreux petit groin
Observe avec soin
De ta bouche le coin

© Elodie, Noémi, Alain, Daniel et Nicolas

Posté par malice_shine à 19:35 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


12 janvier 2009

VOTEZ BRUSCH ^^ http://prixdublog.com/votes.html

Après avoir publié des textes qui puaient la mort et qui ne faisaient rien d'autre que de raconter des meurtres, je poste un bout d'un projet pour une nouvelle épistolaire. Enfin des seeeeeentiments! Mouarf!

Je crois que je ne sais pas et toi non plus. On s’obstine à tout dire à demi-mot. Dans mon rêve tu attrapais ma main et je me dérobais. Mon ventre riait autant que je tremblais. J’aimerais cesser de marcher sur un fil, sauter d’un côté. Au lieu de penser que je t’aime presque, quand je pense qu’il n’y a que notre rire pour nous maintenir. Mais tes envies qui m’appellent au bord d’un regard. Vert. Je crois. Mais tes sourires qui tirent mes mains. Vers toi. Je sais. Un jour c’est une mascarade, le lendemain un frémissement. Est-ce qu’il y a une durée limite à ce genre de choses? Je ris de toi autant que je me fond de toi. Mais au fond c’est toujours pareil. Rien. On continue de sourire en demi-lune à tes mots déguisés, à mes appels non-assumés. On s’amuse.
Je voudrais grandir. Mettre des mots sur des images qui volent. Tournent vite et se mélangent. Des sourires, des regards, des mots, encore, des aveux. Tourbillon. Mes yeux louchent. Je veux te dire que tu me fais du bien. Mais je ne veux pas que tu prennes ma main. Je veux que tu m’effleures la joue. Je ne veux pas que tu m’embrasses. Je ne suis pas sûre que ce soit le manque d’envie. C’est mon manque de vie. C’est la peur du tourbillon qui emporte sans prévenir. Je me cramponne. Mes yeux au bord de la rupture. Tu sais, c’est si facile de me faire pleurer. Tu n’as qu’à poser ma tête sur ton épaule. A me rassurer. Et je pleurerai. Tu verras. Finalement, je suis dans le tourbillon. Oui, je passe d’un pôle à l’autre, sans préambule. La météo suffit à me faire changer d’avis.
Mais je suis bête. À quoi bon mettre du mélo quand on est si bien, tous les deux. À faire le concours de qui fera le plus rire l’autre. À nous sourire. Joliment. À nous complimenter avec sincérité. Oui, mais sans plonger.
Si quelque chose doit arriver, ça arrivera. N’est-ce pas?

Posté par malice_shine à 23:32 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1